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Le concert-spectacle des membre honraires


Nous étions présents samedi au concert-spectacle encore appelé "des membres honoraires". Un rendez-vous particulièrement important, car suivi par un public nombreux, très assidu, dont le nombre place cette manifestation largement en tête des manifestations culturelles locales.

Cette année, la Renaissance Musique et Théâtre a fait un retour à un schéma traditionnel dans sa présentation. Une première partie consacrée à la musique avec l'orchestre d'harmonie et une deuxième partie dédiée au théâtre par la Compagnie des Javeysans.

Jean-Jacques Justafré et l'orchestre d'harmonie nous ont proposé une suite de musiques de films. Le public a pu apprécier ces airs très connus que l'on écoute pourtant encore et toujours avec plaisir et émotion. Ennio Morricone a signé des musiques merveilleusement ciselées pour les films de Sergio Léonne. 
D'autres morceaux nous ont été présentés : Thème universal studio (Jerry Goldsmith), Captain America (Alan Silvestri), Da Vinci Code (Hans Zimmer), Skyfall (Adèle Aukins), Gladiator (Hans Zimmer), Maman, j'ai raté l'avion (John Williams), Lalaland (Justin Hurwitz), Hit Mix (Michael Jackson), dont quatre arrangés par JJ.Justafré. 

Jean-Jacques Justafré reste dans ce répertoire. Si ce n'est pas nécessairement pour nous déplaire, il reste néanmoins à se demander, pourquoi ne pas en proposer d'autres. Au fil des mois, nous détectons de grands progrès pour cet orchestre, dans la maîtrise technique, la précision. Mais est-il capable de verser dans plus de nuances, de subtilité, de douceur ? 
Nous ne pouvons qu'attendre. Si les cuivres disposent de talents dans leur rang, les masses sonores sont peut-être difficiles à maîtriser et équilibrer. La surabondance des trombones nuit à l'écoute des bois (clarinettes et saxo). Des cors apporteraient du "velours" dans les cuivres et nous l'avions ressenti pour le concert de Noël. Nous souhaitons que l'annonce d'une recherche de candidats pour cet instrument soit couronnée de succès. Le pupitre des clarinettes est imposant par ses effectifs même s'il n'apparaît pas de soliste. Les saxos disposent d'une altiste de qualité qu'il est parfois difficile d'entendre dans une masse sonore cuivrée.
 
 Cette année, ce concert consacré aux musiques de cinéma, nous a également offert une "toile" nous permettant de visionner les titres, réalisateurs et compositeurs et les bandes-annonces des films concernés. Une idée intéressante pour la pédagogie, mais une gène pour ceux qui souhaitent se concentrer sur la musique. Il nous est apparu que le public a apprécié.

En après-entracte, ce fut une comédie d'Olivier Chiacchiari "La mère et l'enfant se porte bien" mise en scène par Claire Mercier.
 
Deux amants follement épris et passionnés, se retrouvent très vite malgré eux (?) dans la situation de devenir mère et père sans pour autant en assumer les conséquences. À des angoisses et des dénis prénataux, succèdent alors une vie de couple sans couple, pour une vie de parents mal ou non assumée, aux rancœurs soigneusement aiguisées par des grands-parents "vieille garde" omniprésents. Tel est le scénario qui nous est proposé par l'auteur.
L'auteur (présent dans la salle), prend le parti d'une comédie burlesque. Le texte est leste et direct pour des personnages bien campés.
 
 Indications de l'auteur ou effets de la mise en scène ? Le début a paru timide et manquant de chair érotique, quand bien même notre imagination pouvait se contenter de scènes en ombres chinoises et de "paravent-canapé". Mais ce décalage est sans doute inévitable pour permettre aux acteurs d'exister dans des séquences très difficiles.
Les séances du mari chez le psy nous ont proposé des interludes de compréhension et de bonnes répliques humoristiques appréciés.
Mais fallait-il prêter au personnage du grand-père tyrannique un ton si violent ? Les mots par eux-mêmes auraient suffi, sans les prononcer avec une telle violence de ton bien inappropriée pour un texte et un jeu invitant au deuxième degré.
De même, fallait-il que le papa, en pleine interrogation sur son rôle de père, se dote d'un couteau assassin pour tenir un discours de reproche existentiel au bébé dans sa poussette ? L'enfant succède et prend une part de la place du père. Une étape tellement naturelle et de tout temps vécue par des pères. Une outrance tragique, "racinienne", que nous avons ressenti en décalage marqué avec le ton général de la pièce. Pour cette séquence, ce fut une incompréhension palpable, un silence pesant émanant d'un public médusé. 
 
 Le décor était sobre, permettant une bonne circulation des acteurs, les éclairages soignés découpant le moment venu les espaces de scène, des qualités qui font maintenant partie de la tradition de la Compagnie. 
 
Les réserves, qui sont les nôtres, nous laissent apprécier ce beau moment de spectacle musical et théâtral. Le public a longtemps applaudi celles et ceux qui ont voulu nous l'offrir. À la fermeture du rideau, ils nous laissent un étonnement admiratif et ravi ; la chance que nous avons de vivre ces moments dans notre ville, grâce à eux.
 
 AP
Le concert-spectacle des membre honraires Le concert-spectacle des membre honraires Reviewed by Alain PANAYE on 4.2.26 Rating: 5

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