Après son inauguration le 24 septembre dernier, nous avons voulu en savoir un peu plus. Un peu plus sur ce qui faisait du CTM (Centre Technique Municipal) un bâtiment épousant de fortes performances environnementales. Nous avons demandé à Laurent Crétin, Directeur des Services Techniques, de nous apporter des informations sur ce sujet.
L'isolation
Dans le garage, 40 cm de laine de roche sous toiture et entre plafond et faux-plafond dans les autres locaux (bureaux et ateliers).
L'électricité
Le chauffage/climatisation est assuré par une pompe à chaleur réversible air/eau. Lors de cet été de canicule, il n'a pas été nécessaire de climatiser. Le maximum de température mesuré a été de 26°c.
L'éclairage des locaux est piloté par des détecteurs de présence évitant toute consommation d'électricité inutile.
L'éclairage extérieur ne peut être interrompu la nuit afin que le système de protection contre les intrusions soit actif. Mais l'équipement en LEDs performants permet de très peu consommer.
Le CTM est un producteur d'électricité en autoconsommation collective
Le montage est complexe et fait intervenir deux sociétés tierces, celle qui a financé les travaux et celle qui en assure la gestion administrative (Solarhona).
Rappelons que ENR a financé la centrale d'électricité et en est propriétaire.
Le contrat passé entre la commune et la société Solarhona gestionnaire de la centrale le fut
après un appel d'offres (Appel à Manifestation d'Intérêt Spontané). Il spécifie que la commune bénéficiera d'une rente de 8
800 €/an non indexée pendant 30 ans. Elle se rémunère en revendant les KWH non autoconsommés par le CTM.
Les 1 500 m² de panneaux photovoltaïques installés en toiture ou en ombrière, produisent 350 Mwh/an.
70 Mwh (20%)sont autoconsommés par la commune.
280 Mwh (80%) sont revendus par Solarhona à l'opérateur public
Principe de gestion
Principe de gestion
Solarhona achète des kwh à des producteurs qui
réinjectent leur kwh non-consommés dans le réseau. Le CTM est seul producteur pour l'instant.
Solarhona négocie avec l'opérateur public les kwh réinjectés dans un contrat unique. Elle passe des conventions avec des consommateurs d'électricité
(quantité et prix réajustables tous les ans). Aujourd'hui seuls des bâtiments communaux sont consommateurs. Les bénéficiaires reçoivent donc deux factures (celle de l'opérateur pubic EDF ou Engie, ou ...) et celle du gestionnaire de la centrale.
Aujourd'hui 5 bâtiments communaux se partagent les kwh en autoconsommation collective (mairie, école Bouvier, médiathèque, cantine André Blanc et locaux tennis). Ce sont les plus gros consommateurs du patrimoine communal.
Solarhona est l'interface administrative entre les entreprises qui réinjectent des kwh dans le réseau et celles qui consomment ces kwh. Il est l'interlocuteur de l'opérateur public pour définir le contrat global.
D'autres entreprises productrices d'électricité pourraient entrer et d'autres entreprises consommatrices pourraient passer une convention. Producteurs et consommateurs ont pour seul interlocuteur le gestionnaire Solarhona.
Au plan technique, le courant continu produit par les panneaux doit passer par des onduleurs pour être transformé en courant alternatif. Le rendement des onduleurs d'aujourd'hui (Puissance de sortie alternative/puissance d'entrée continue) est de l'ordre de 97 %. Trois onduleurs ont été installés.
L'eau
Le bâtiment est raccordé au réseau public pour sa consommation en eau potable. Sa faible consommation ne pouvait justifier d'autres solutions.
L'eau de pluie des toitures est récupérée et stockée dans un réservoir enterré de 10 000 l. C'est une eau propre non filtrée. Elle est utilisée principalement pour le nettoyage des engins, outils et véhicules et pour l'arrosage. Son volume stocké devrait permettre de passer les périodes de sécheresse, comme cela fut le cas cette année 2026.
Les eaux de ruissellement
Les zones de parkings et de stationnement sont revêtues en écogravel. Ce procédé permet une infiltration dans le sol. Une noue a été creusée en bordure de ces zones pour absorber les eaux résiduelles non infiltrées.
Laurent Crétin nous indique que seulement 35 % de la surface du terrain sont imperméabilisés.
Nous remercions Laurent Crétin de nous avoir reçu et permis de découvrir les dessous techniques des installations du CTM. Des dessous qui font toute la différence sur un plan environnemental et qui contribuent à ce que toute l'équipe du CTM ait de bonnes conditions de travail ajoute-t-il.
AP
Le CTM vu de l'intérieur
Reviewed by Alain PANAYE
on
19.10.26
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