Le Blog des habitants de Saint Marcel-lès-Valence
et des territoires environnants

PROJET D'IMPLANTATION DE MAC DO: POURSUITE DU DEBAT

Après la présentation et le vote du Conseil Municipal en Septembre dernier, nous avons décidé d'ouvrir le débat. Après Pierre Baduel, Maxime P., Jacques Barnaud, Emmanuel Lachaume, Amélie, voici les éléments que le responsable du projet nous a adressés. N'hésitez pas à continuer à nous donner votre avis. Saintmarcelblog.com est fait pour ça!
Je suis Joël Roques le franchisé McDonald’s de Valence.

Je suis engagé sur le projet de l’aire d’hôtellerie-restauration prévue au lieu dit Le Plovier et je lis avec intérêt et attention toutes les chroniques de l’excellent blog de Saint Marcel traitant de ce sujet.
Plus particulièrement celle d’Emmanuel Lachaume ....Je vous remercie par avance de lui faire parvenir mon commentaire ci-dessous et, éventuellement, pour le jeu de la démocratie, de l’introduire sur le blog.
« Je ne comprends plus la politique d’équipement de Saint Marcel.
Après l’implantation de Castorama, puis d’un vaste centre commercial de moyennes surfaces, la commune s’est battue pour l’implantation d’un méga projet Casino.
Deux voix pour et six voix contre.
Le projet sera sans doute représenté à moins que le développement de Valence agglo ne l’élimine définitivement.
Aujourd’hui le projet d’une aire d’hôtellerie-restauration au lieu dit Le Plovier, sur le coté est de la voie rapide, loin de toute habitation, est en discussion animée.

Projet d’un hôtel et de 5 restaurants au service des 50.000 véhicules qui passent tous les jours devant, dont beaucoup en déplacement longue distance d’une région à l’autre.
McDonald’s, une des 5 enseignes de restauration prévues, nécessaire pour offrir un choix complet à tous les clients, est montré du doigt. Curieusement personne ne parle des autres grandes enseignes de restauration prévues sur le site.
Emplois critiquables et produits agricoles industriels.
Pourquoi critiquer les emplois McDonald’s sans bien en connaître le contenu ?
Les 60.000 salariés de l’enseigne en France et les 250 qui travaillent avec moi à Valence n’y sont pas par dépit. Surtout ceux qui ont maintenant 20 ans d’ancienneté au cours desquels ils ont trouvé leur accomplissement professionnel.
Pourquoi les vexer en qualifiant leur emploi de précaire ?
Quant aux produits agricoles industriels utilisés, le cahier des charges des producteurs, tous français, en garantit une qualité au moins aussi bonne que pour n’importe quel produit alimentaire acheté dans le commerce.
La production agricole de proximité est utile et nécessaire mais insuffisante pour nourrir 6,5 milliards d’humains et bientôt 9 milliards.
Ces deux agricultures sont nécessaires et complémentaires.
Ce projet d’aire d’hôtellerie-restauration est attendu par les utilisateurs.
Et puisqu’il y a une demande, il y aura une réalisation.
Soit à Saint Marcel, soit plus haut soit plus bas sur la voie rapide et alors, Saint Marcel en perdra le bénéfice des emplois et des recettes fiscales.
Quant aux entreprises locales du bâtiment déjà mobilisées, dont deux de Saint Marcel, elles apprécieront peu de voir leur carnet de commande diminuer brutalement.
Je trouve exemplaire que la population de la commune soit associée aux réflexions du développement de leur territoire. Mais pour éviter la désinformation, il faut que tout le monde puisse s’exprimer et que les enjeux soient bien portés à la connaissance de chacun.
Je reste disponible à tout dialogue proposé »
Je vous remercie par avance de me donner les conditions du dialogue que je souhaite et je vous adresse mes meilleures salutations.
Joël Roques







PROJET D'IMPLANTATION DE MAC DO: POURSUITE DU DEBAT PROJET D'IMPLANTATION DE MAC DO: POURSUITE DU DEBAT Reviewed by Coubert on dimanche, novembre 14, 2010 Rating: 5

3 commentaires:

Eric Marchand a dit…

Bonjour,

J'habite près d'un Mac Donalds. J'ai souvent l'occasion de discuter avec ses client(e)s et salarié(e)s.

J'ai également eu l'occasion d'intervenir sur l'exploitation de producteurs qui fournissent Mac Dolnad's ou Vico en pomme de terre.

M. Roques a raison : pour qu'un débat soit démocratique et utile, nous avons besoin d'étudier par le détail le contenu des projets.

Je lui propose de jouer cartes sur tables en y déposant la totalité des chiffres (y compris comptables); d'oser la transparence intégrale pour permettre l'examen contradictoire, pluraliste et multi-disciplinaire du projet. Cela permettra à la population de se faire une idée claire des enjeux.

Si l'argumentation et le projet tiennent la route, qu'y a-t-il à perdre ?

Si Monsieur Rocques a raison, en particulier sur la complémentarité des "deux agricultures", pas de problème pour le soutenir à fond.

Dans le cas contraire, pas de problèmes pour l'aider à améliorer sa réponse aux besoins identifiés.

Si les besoins existent réellement, les entrepreneurs n'ont pas de souci à se faire : quelque soit l'enseigne, ils auront du travail. A un même besoin,plusieurs types de réponses peuvent être apportées. La question est la nature et la pertinence de ce travail, donc du contenu et des impacts du projet.

Etudions les.

Eric Marchand,
Pour Terre Avenir Ville.

Joël Roques a dit…

Je vous remercie d’avoir introduit mon message sur le blog de Saint Marcel les Valence...
Je me permets de dire que le sandwich mis en accroche de l’article n’est, heureusement, pas un des miens.
J’ai cru y reconnaître celui présenté dans une des incrustations publicitaires qui apparaissent parfois lorsque l’on accède au blog.
Je m’élève contre la dernière décision de Monsieur Dominique Quet, maire de Saint Marcel les Valence, qui approuve la création d’une aire d’hôtellerie-restauration au lieu dit Le Plovier tout en l’assortissant d’une exclusion de toute restauration rapide.
Au-delà du rejet de cette forme de restauration aussi digne que les autres et adaptée aux besoins de notre époque, cette discrimination est d’une légalité discutable et, compte tenu des accords croisés entre toutes les parties, est susceptible de faire échouer la totalité d’un projet représentant d’entrée de jeu la création de 150 emplois, 12 millions d’euros de travaux de construction et des ressources fiscales pérennes significatives pour la commune.
Face à la gravité de ce risque tant pour l’intérêt général que pour mon entreprise, je ne peux que m’engager totalement pour lever cette discrimination avant qu’il ne soit trop tard...
Joël Roques – McDonald’s Valence-Pont de l’Isère

Pierre Baduel a dit…

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt les interventions majeures d’Emmanuel Lachaume et Joël Roques. L’un défend son cadre de vie et plus prosaïquement le grenier qui alimentera sa table alors que l’autre défend son emploi, la source qui alimentera, à sa façon, sa table...
Il est certain que j’ai lu le second avec un à priori. Pour moi, à 20/25 ans, la mal-bouffe avait nom Jacques Borel, quelque soit le restau rapide qui s’offrait. Aujourd’hui, je suis désolé, mais le sandwich du blog, d’où qu’il vienne, est Mc Do. Je soupçonne tous les jeunes obèses que je croise d’y manger plus par économie que par goût. Non ! Ce n’est pas un des besoins de notre époque qu’arriver à bouffer dans sa voiture. Cela devrait être interdit par l’assurance maladie ! Attention, cela mérite que l’on s’y attarde, la gastronomie française vient d’être inscrite au patrimoine de l’humanité !

Primo, le premier intervenant a la même crainte que moi quant à la juxtaposition des habitations et des zones vides mises à disposition. Je suis désolé de voir dans mon horizon les parpaings supplanter à grande vitesse les arbres fruitiers, les cultures. A l’heure où l’on cherche à produire, tout se bétonne autour de moi.
Secundo, l’argumentation de créer des emplois est la face cachée de l’iceberg.
Si l’on créait au Plovier une usine de retraitement de déchets radioactifs, nous pourrions créer plus d’emplois encore. Nous pourrions aussi créer un centre de désintoxication pour fumeurs en passe de devenir cancéreux tout en ménageant les intérêts des cultivateurs de tabac et de leurs dealers à la carotte. La création d’emplois d’accord, mais pas en favorisant la vente de la drogue en sachet ou ... en sandwich ! Là, j’exagère, c’est vrai, mais pour l’impact, il faut caricaturer. Soyons lucides et enfonçons le clou, continuons. Une femme peut avoir des revenus autrement qu’en faisant le trottoir.
Tertio, je vois que les voitures passent sur la Lacra, passent et ne s’arrêtent pas. Les habitants de Saint Marcel sont chez eux et ne passent pas ou peu. Rien de comparable avec la situation du Mc Do de Valence 2. Bien que, (bien que !), une étude a dû être faîte : Mc Do ne veut pas uniquement créer des emplois sur Saint Marcel ! Il faut chercher ailleurs les associations caritatives.
Et en aparté, ce que je regrette : que le sort de 5000 habitants soit géré en catimini (et en Drôme) par une quinzaine de personnes. Je les crois honnêtes et de bonne volonté mais il ne représentent que 0,3%. Quelle serait la solution ?
PB

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