Le Blog des habitants de Saint Marcel-lès-Valence
et des territoires environnants

LES TEMPS MODERNES

Ce matin, non pas entre la poire et le fromage, mais face à des miches de campagne et le dos aux beignets fourrés à l’abricot, nous avons eu à considérer l’épineuse question de l’utilité ou de la nocivité de la scannette dans les supermarchés. Etre ou ne pas être ?
Et bien sûr, deux avis contraires. Par chance, car cela aurait pu être pire, nous étions quatre !
Non, que je ne néglige l’avis des autres, mais je vais dire qu’il ne mérite pas que je m’échine à le défendre. N’est-ce pas ?
Alors, voilà : oui, j’utilise la scannette. Pourquoi ?
Avec cet engin moderne, je suis beaucoup plus attentif aux prix des denrées. Une, je réalise aussitôt si un article est plus cher que raisonnable ou pas. Deux, il m’arrive, assez souvent, de trouver des prix plus élevés en scannette qu’affichés en rayon. Nous avons alors les excuses les plus plates de la caissière qui reconnaît que cela la dépasse. Sa chef est toujours très occupée ailleurs.« On va rectifier en rayon » Ben voyons ! Vous y croyez ? Sans la scannette, à la caisse, on y voit que du feu.
Il ne faut pas faire du tort à la caissière ? Comme nous devons malgré tout passer là où officie une caissière (rarement un caissier), sa place n’est pas supprimée.
Cette brave, et souvent jolie, femme a quand même cinquante mouvements d’épargnés du bras gauche, lui-même menacé d’une tendinite. Et quand je ne suis pas dans la file qui attend pour payer, que des resquilleurs sans scannette essaient de choisir cette caisse ‘scannette’ plus rapide, la caissière est à l’abri des réflexions. Réflexions plus souvent acidulées qu’aimables quand elles ne sont pas franchement grossières. C’est une place à risques.
Alors, avec la scannette, où est le danger pour cette malheureuse ?
Par contre, la technicité de cet appareil va créer des emplois de techniciens de conception, d’entretien. Nous voyons même un gars payé, pour surveiller à l’entrée la batterie de scannettes, ne serait-ce que pour venir en aide à la ménagère empruntée (nous en avons encore) devant ce distributeur ventriloque. Avez-vous pensé à tous ces emplois créés pour désosser les scannettes au rebut et les dispatcher dans leurs espaces de recyclage ? Les emplois de l’ombre ! Et c’est bon pour la planète !
Quant aux responsables de rayons, nous en aurons toujours puisqu’ils les alimentent en flux tendu.
« Où sont les pâtes ? » (s’il vous plait, quand le client est bien viré). Hop là ! Réponse « deux rayons plus loin, avec les aliments pour chats, juste après les cornichons.».
Pour ajouter de l’eau à mon moulin, je dirais que, selon moi, la solution serait de boycotter ces grandes surfaces autant que faire ce peut en allant chez l’épicier du coin, en boutique, au marché ou à la superette.
Qui ne va pas pousser son caddie de temps en temps, zigzaguer entre ces rayons avec sa liste en main ? Hein ? Dites-moi un peu ?
Alors oui, il m’arrive d’avoir ma scannette d’une main, mon caddie de l’autre, mais je m’efforce, dès que je peux, d’aller acheter chez le commerçant du coin et, dès que c’est possible, un produit de la Drôme ou de l’Ardèche.
Mon estomac prend maintenant l’ascendant sur mon argumentation. Je suis maintenant plus à m’intéresser à la fourchette promise en cuisine qu’à la scannette objet de ces quelques lignes. Pardonnez, nous avons tous une hiérarchie dans nos priorités.
J’arrête là ma défense. La parole est à l’accusation. Les débats sont inversés, mais ouverts !
Mes respects.
Pierre Baduel





LES TEMPS MODERNES LES TEMPS MODERNES Reviewed by Coubert on vendredi, décembre 03, 2010 Rating: 5

2 commentaires:

Bilou a dit…

Scannette=chômage. Est-ce que l'on veut vraiment des hypers avec comme seuls salariés:
- dans le magasin ceux qui mettent en rayon
- à la sortie des caisses "scannéisées" des vigiles soupçonneux?
Est-ce cela que l'on veut vraiment?
Alors je préfère de plus en plus la supérette sans scanette.
Bonne journée quand même...

Pierre Baduel a dit…

Et bien moi, mon cher Bilou, moi qui n’ai pas peur de dire que je me nomme Pierre Baduel, je préfère m’adresser au personnel en rayon plutôt qu’en caisse, il est plus disponible que la personne qui cavale en caisse pour passer les achats des ménagères. Selon moi, elle a autre chose à faire que de renseigner la mémé pressée (bien que n’ayant rien à faire), ou d’écouter les réflexions du pépé grincheux et anonyme (n’est-ce pas Bilou ?).
Et d’ailleurs, Bilou, qui questionnes-tu quand tu cherches tes biscuits basses calories dans les rayons ? La caissière ?
Selon moi, le vigile de l’entrée, avec ou sans scannette, est et restera pour les resquilleurs et même les “pas tibulaires”. Quant à celui qui est derrière les caisses, il l’était avant le règne de ces scannettes de malheur et n’est pas prêt de disparaître.
Six lignes de controverse. J’avoue, j’ai pris le temps de les lire et j’espère de les comprendre. Quand on a le loisir de lire mon texte (il est vrai un peu long) et d’en attendre la fin pour le critiquer, on évite d’être pour des idées que l’on critique l’instant d’avant. N’ai-je pas préconisé d’aller, autant que faire se peut, chez le petit commerçant ou même à notre supérette.
Nous prenons fruits et légumes ainsi que viande, fromage et pain au marché, cela nous donne même le loisir de papoter. Mais, on ne trouve certaines denrées ou certains articles qu’en grande surface. Alors là, j’y vais avec ma liste, je scanne vite ce que je trouve et me sauve acheter mon pain avenue de Provence. Selon ce que j’ai pu écrire précédemment, la scannette m’apporte d’autres satisfactions que de mettre en péril la chaude ambiance que l’on trouvait chez Géant avant l’invention de cette pernicieuse scannette.

Scannette = chômage ? Dans le cas du supermarché, oui, je veux bien. Dites-moi pour quelle catégorie de personnel ?
P. Baduel

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